Encore AI lève 30 M$ pour déployer des agents vocaux inspirés des meilleurs commerciaux

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Points clés à retenir

  • Financement : Encore AI a levé 30 millions de dollars en série A, mené par Team8.
  • Fonctionnement : La plateforme analyse les interactions clients pour entraîner des agents IA capables de reproduire les tactiques gagnantes.
  • Marché : Bien que des CRM comme Salesforce puissent concurrencer, Encore mise sur l’analyse historique des conversations, un atout selon son CEO.

Qu’est-ce qu’Encore AI ?

Encore AI, anciennement Insait IO, vient de lever 30 millions de dollars en série A. Cette levée, menée par Team8, va lui permettre de renforcer sa présence aux États-Unis et de déployer ses agents vocaux dans de grandes institutions financières. Mais concrètement, de quoi s’agit-il ?

La promesse est claire : des agents vocaux capables d’accompagner – voire de remplacer – les équipes de support client et de vente. Sauf qu’ici, ces agents ne sont pas des robots génériques. Ils sont entraînés à partir des données réelles de conversation de chaque entreprise.

Comment ça marche ?

Dvir Ginzburg, PDG et fondateur, explique que tout commence par ce qu’il appelle « interaction mining ». La plateforme collecte les enregistrements d’appels, les e-mails, les SMS, et les relie aux données des CRM. Ensuite, elle décortique ces interactions pour identifier ce qui fonctionne et ce qui coince.

En clair, Encore AI analyse les playbooks des meilleurs employés et les transforme en modèles d’action. Résultat : les agents IA ne se contentent pas de répéter des scripts – ils reproduisent même les anecdotes, les plaisanteries, les exemples qui ont fait leurs preuves.

Ce qu’il faut comprendre sur le modèle économique

Avec plus de 40 entreprises clientes, majoritairement des banques et des assureurs, Encore AI affiche une croissance exponentielle : son chiffre d’affaires récurrent a été multiplié par cinq en moins de 18 mois depuis son amorçage. La start-up ne divulgue pas son nombre exact, mais c’est un indicateur fort.

Dans les faits, ce succès repose sur un avantage compétitif : là où des géants comme Salesforce, HubSpot ou Zoho possèdent aussi les données clients, ils ne les utilisent pas encore comme fondation pour leurs agents d’après Ginzburg. Pour eux, intégrer l’historique conversationnel nécessiterait une refonte complète de leur stack.

Le défi sera donc de creuser cet écart avant que les CRM ne réagissent.