![]()
GM supprime 600 postes IT pour recruter des experts IA

Temps de lecture : 2 min
Points clés à retenir
- Restructuration massive : GM supprime 600 postes IT, soit plus de 10% de son département, pour embaucher des experts en IA.
- Compétences recherchées : Développement natif IA, ingénierie des modèles, data engineering et workflows IA de nouvelle génération.
- Signal sectoriel : Le constructeur montre que l’adoption de l’IA en entreprise passe par une refonte complète des effectifs, pas juste des outils.
Un échange de compétences assumé
General Motors vient de licencier environ 600 employés cadres de son département informatique, soit plus de 10% de ses effectifs IT. Mais contrairement aux réductions d’effectifs classiques, cette décision cache une stratégie claire : remplacer les profils obsolètes par des talents spécialisés en intelligence artificielle.
L’information, confirmée par GM à TechCrunch, a d’abord été révélée par Bloomberg News. Dans un communiqué, le constructeur justifie ce mouvement comme une transformation nécessaire : « GM réorganise son organisation informatique pour mieux positionner l’entreprise pour l’avenir », sans donner plus de détails.
Des recrutements ciblés pour l’ère IA
Ce qu’il faut comprendre, c’est que ces licenciements ne sont pas tous des suppressions définitives. Une source proche du dossier nous apprend que GM continue d’embaucher, mais pour des compétences très spécifiques. Les profils les plus recherchés incluent :
- Le développement natif IA (création de systèmes complets, pas simple usage d’outils)
- L’ingénierie des modèles (entraînement, optimisation, pipelines)
- La data engineering et l’analytique cloud
- Le développement d’agents IA et de nouveaux workflows
Dans les faits, GM cherche des personnes capables de construire avec l’IA depuis la base — concevoir les systèmes, entraîner les modèles, fabriquer les pipelines —, pas seulement utiliser l’IA comme un outil de productivité.
Un mouvement de fond déjà amorcé
Ce n’est pas une première pour GM. Depuis 18 mois, le constructeur a multiplié les coupes dans ses effectifs cols blancs pour concentrer ses ressources sur des priorités stratégiques, dont l’IA. En août 2024, il avait déjà supprimé 1 000 postes dans le logiciel.
L’arrivée de Sterling Anderson en mai 2025 comme chief product officer a accéléré cette mutation. Issu d’Aurora (start-up de camions autonomes) et vétéran de l’industrie des véhicules autonomes, Anderson a poussé à regrouper les activités technologiques dispersées de GM en une seule organisation. Conséquence directe : trois cadres dirigeants ont quitté l’équipe logicielle en novembre dernier : Baris Cetinok, Dave Richardson et Barak Turovsky, ce dernier n’étant resté que neuf mois comme chief AI officer.
Pour combler ces départs, GM a recruté de nouvelles têtes : Behrad Toghi, ex-Apple, comme responsable IA en octobre, et Rashed Haq comme vice-président véhicules autonomes, en provenance de Cruise (la société de voitures autonomes acquise puis fermée par GM).
Un signal fort pour l’industrie
En clair, la restructuration de GM est une illustration concrète de ce que signifie l’adoption de l’IA en entreprise. Ce n’est pas simplement ajouter des outils IA aux équipes existantes : c’est reconstruire délibérément la main-d’œuvre de A à Z. Les compétences que le constructeur recherche — développement d’agents, ingénierie de modèles, workflows IA natifs — indiquent clairement la direction que prend la demande des grandes entreprises.

Journaliste tech depuis 10 ans, je suis spécialisé dans la veille et l’analyse des tendances émergentes du numérique. De l’intelligence artificielle aux évolutions des réseaux sociaux, je décrypte l’actualité connectée sans filtre ni jargon, avec un focus sur ce qui impacte réellement nos pratiques digitales et nos business models.
Expertises : Actualité tech • IA & innovation • Social media • Stratégies marketing • Veille technologique